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Les causeries du jeudi

 Les Causeries

Soirées bimestrielles animées par Jean Philippe GILLIER

Le 2 juin 2016 à 20h, les chambres d’hôtes Beaux Esprits vous invitent à leurs causeries du jeudi.
Moins formelles qu’un café philo, ce sont des soirées conviviales dans un cadre d’exception où nous nous retrouvons en petit groupe causant de sujets divers et variés, avec respect et écoute des auditeurs.
Retrouvez quelques témoignages de participants à la première causerie aux Beaux Esprits qui a eu lieu le jeudi 7 avril.
Ce rendez vous se veut bimestriel, accessible à tous ! Alors osez venir causer !

CAUSERIE juin« Le temps a coulé dans la simplicité de ces échanges riches de respect et d’écoute de chacun chacune venus là pour différentes raisons…même pour rompre la solitude.. ».

« Il y avait une grande notion de liberté de pensée et de non jugement auréolés d’une fondamentale bienveillance et compréhension….Ce bien-être psychologique nous a permis d’aborder divers sujets au gré de nos sensibilités et de nos centres d’intérêts : on a pu ainsi aborder des thèmes allant de la préhistoire au futur.
C’est toute la richesse de la rencontre de gens motivés par le lien social, (et du lien il y en a aux Beaux Esprits) prêts à en accueillir d’autres et complètement réceptifs et attentifs les uns aux autres …tout cela dans une ambiance toujours aussi chaleureuse et confortable. »

« Tranquillité, esprit d’ouverture, envie d’échanger, un moment agréable en toute sérénité.… »

« Belles rencontres des participants qui sont rentrés spontanément dans le type d’échange espéré. L’écoute, l’authenticité et le respect ont permis de vivre un  temps singulier et apaisant de « reliance » à soi et aux autres. »

« Une très bonne idée que cette soirée “causerie”
Vraiment très intéressant et enrichissant d’écouter, de parler, bref, d’échanger de façon informelle dans une ambiance sympathique. »

Sans aucune prétention de vouloir lui ressembler ou de devenir aussi importante qu’elle ne l’a été durant l’histoire, revenons par curiosité sur l’origine d’une causerie :

A mi chemin entre la conversation (improvisée) et la conférence (sujet convenu au préalable), pour la causerie, en principe, on définit à l’avance de quoi on s’entretiendra. La causerie est en quelque sorte une conférence intimiste ou destinée à des petits auditoires. Elle comporte en général un orateur, qui parle mais aussi écoute, en s’assurant que la curiosité et les besoins des auditeurs soient satisfaits.
A l’inverse du conférencier qui parle indépendamment des auditeurs rendus anonymes par leur nombre, le causeur vit avec chacun des individus de son auditoire. L’un touche un plus grand nombre de personnes, l’autre touche plus profondément chaque personne parce qu’il lui est moins étranger.

Un peu d’histoire :
Les philosophes grecs enseignaient sous forme de causeries avec leurs disciples et non pas à leurs disciples.
Les français sont assez friands de ce concept d’autant que le langue française et ses subtilités sont source d’inspiration, cependant on retrouve les causeries dans toutes les régions du monde où elles demeurent un excellent outil d’expansion d’idées.
En France, la causerie est née en l’hôtel Rambouillet au début du 17ème siècle, d’une jeune marquise (Julie d’Angennes) sociable, intelligente et instruite qui invitaient de « grands esprits cultivés » dont Corneille, Vaugelas, Condé, La Rochefoucauld…et certains furent même moqués par Molière qui les qualifiait de « précieux » à cause d’exagérations risibles du « bien parler ».

On parla littérature, sciences, art et philosophie.
L’Académie Française est issue de causeries que Richelieu a proposé de transformer en une compagnie : l’Académie Française.
Ces causeries « dans les salons où l’on parle » seront fréquentées un siècle plus tard par des encyclopédistes comme Diderot, d’Alembert, Voltaire, Rousseau…qui prépareront la Révolution. Ces cénacles étaient très organisés, voire disciplinés : chaque maîtresse de maison avait son jour et chaque jour avait sa matière.

Non loin de cette époque, dans la banlieue d’Arras, sous une tonnelle de roses, des causeurs se réunissaient et fondaient une société « Les Rosati »dont l’objet était la poésie. Ces jeunes poètes amateurs étaient avocats, officiers, bourgeois. Ils se nommaient Joseph Le Guay, Lazare, Carnot, Maximilien Robespierre !

Les grandes dames « favorites » organisèrent aussi des causeries comme chez la marquise de Pompadour. La causerie fait même place à la conférence durant la période révolutionnaire. Mais elle ne meurt pas plus tard, quand Joséphine de Beauharnais, délaissée par Bonaparte, réunit les beaux esprits dans son salon, cependant la causerie ne renaîtra vraiment qu’en 2ème partie du siècle…
Prochaine causerie Jeudi 2 juin 2016 à 20h Tarif 3 € avec conso !

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